Communiqué unitaire contre les mesures répressives du gouvernement

lundi 25 mars 2019
par  Sud Educ Bourgogne

Communiqué unitaire :

Un nouveau seuil a été franchi dans la dérive autoritaire du gouvernement. Après l’inscription de l’état d’urgence dans le droit commun, l’adoption du projet de loi “anti-manifestant·e·s” qui accroît les mesures liberticides vis-à-vis des manifestant·e·s, et des Gilets Jaunes, nous apprenons que l’exécutif souhaite mobiliser les militaires de l’opération Sentinelle pour intervenir face aux mobilisations sociales. Un État de droit, une démocratie, la République ne sauraient accepter que l’armée se retrouve face au peuple, comme s’il était un ennemi, comme si la guerre civile était déclarée.

L’ONU a déjà mis en garde la France, pays de la déclaration des Droits de l’Homme, pour ses manquements à ses engagements pour les libertés fondamentales. Beaucoup connaissent l’aggravation de cette situation depuis longtemps, que ce soient les migrant·e·s, les quartiers populaires, qui ont été le champ d’expérimentation d’un maintien de l’ordre souvent en dehors des principes de l’État de droit. La situation prend cependant une gravité inédite. La pénalisation du mouvement social, écologiste et syndical, le mépris au regard des contre-pouvoirs, est une façon d’empêcher tout dialogue, toute issue positive aux crises de notre époque.

Face aux destructions de bâtiments ou autres actes de violence, le gouvernement ne doit pas jouer aux pompiers pyromanes mais faire preuve de responsabilité. Il est temps de penser les conditions de la désescalade. Pour cesser de nourrir la tension, l’État a le devoir d’en finir avec les provocations et le recours à un arsenal sécuritaire aussi exponentiel qu’inefficace, comme il le fait depuis des semaines vis-à-vis des gilets jaunes. Il est intolérable que des armes dangereuses, dont nous réclamons l’interdiction, aient tant blessé, estropié de manifestant·e·s. Le bilan est déjà tragique et historique. Le droit fondamental de manifester se trouve maintenant clairement menacé. Nous refusons cette menace, y compris dès le samedi 23 mars.

La baisse des tensions que nous souhaitons suppose également que les pouvoirs publics répondent concrètement aux aspirations qui s’expriment largement dans le pays pour la justice sociale, pour une vie digne pour chacune et chacun, pour la lutte contre le mortifère réchauffement climatique.

Nous appelons toutes les forces vives progressistes du pays, attachées aux libertés publiques, à faire cause commune pour que le gouvernement change de ton et de réponse, pour que la démocratie ne soit pas bafouée mais renforcée, pour le retrait de la loi anti manifestants, et l’annulation des mesures liberticides annoncées ce lundi 18 mars par le premier ministre.

Nous prenons date en ce jour pour une nouvelle réunion plus large encore jeudi 28 mars afin d’y prendre ensemble des initiatives.

ANV-COP 21 ; ATTAC ; ACAT France ; Ensemble ; Génération.s ; L’Humanité ; L’UNEF ; L’Union Nationale Lycéenne ; La Chapelle Debout ; La France insoumise ; La FSU ; Là-Bas si j’y suis ; Le groupe de la Gauche démocrate et Républicaine ; Le groupe parlementaire de la France Insoumise ; Le groupe parlementaire Libertés et Territoires ; Le Mouvement National Lycéen ; Le Parti Communiste Français ; Le Nouveau Parti Anticapitaliste ; Le Parti communiste des ouvriers de France ; Le Parti de Gauche ; Le Parti Ouvrier indépendant ; Le Parti Ouvrier indépendant démocratique ; Le SNES ; Le Syndicat de la Magistrature ; Le Syndicat des avocats de France ; Les Amis de la Terre ; OXFAM ; Regards ; Solidaires ; Sud Postes 92 ;

Communiqué de Solidaires du 22 mars 2019

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Communiqué de Sud Education dénonçant les atteintes à la liberté de manifester

Le 23 mars, Geneviève Legay, 74 ans, porte-parole d’ATTAC des Alpes-Maritime a été grièvement blessée à la tête lors d’une charge de police.

SUD éducation lui affirme son entier soutien. À l’image de ce que les élèves ont vécu en décembre aux portes des lycées ou plus récemment des personnels qui bloquaient le rectorat de Toulouse la semaine dernière, Geneviève Legay et ses camarades blessé-e-s ont été les victimes de la doctrine violente et répressive de maintien de l’ordre du gouvernement qui semble prêt à tout pour décourager les manifestant-e-s d’occuper la rue pour protester contre une politique anti-sociale largement rejetée par la population.

Le gouvernement continue de justifier les pires violences de la police au nom du maintien de son ordre.

SUD éducation dénonce fermement la violence de la répression policière qui provoque des dommages irréversibles (éborgnement, diminution de l’acuité visuelle, surdité, diminution de l’acuité auditive, amputations, etc.)
SUD éducation exige l’arrêt immédiat de cette politique et de ces répressions judiciaires et policières
SUD éducation dénonce la pénalisation de la participation à un rassemblement.
Le gouvernement doit cesser immédiatement d’attaquer et d’agresser les manifestant-e-s. Le droit d’expression, de réunion et de mobilisation doit être garanti à tous et à toutes.
Avec l’Union syndicale Solidaires, membre fondatrice d’ATTAC, SUD éducation continuera à dénoncer les entraves au droit de manifester et toutes les formes de violences policières qui visent à faire taire le mouvement social.

SUD éducation revendique :

  • le retrait du projet de loi « anti-manifestation » ;
  • l’abandon des poursuites à l’encontre des victimes de la répression policière et leur indemnisation ;
  • l’interdiction des armes mutilantes (LBD 40, grenades de désencerclement...) ;
  • l’arrêt et la fin de l’impunité des violences policières .

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