Face à la répression, face au mépris, généraliser les blocages et la grève

Etat de droit ou Etat policier ?
lundi 10 décembre 2018
par  Sud Educ Bourgogne

La répression anti-lycéenne à Mantes-La-Jolie le 06 décembre dernier mais aussi partout sur le territoire ne semble être qu’un aperçu des méthodes du pouvoir macronien sur la résolution des conflits sociaux.

Ainsi, samedi 08 décembre, les manifestations de Gilets Jaunes ont donné à voir de quelle façon le gouvernement Philippe/Macron entend régler la question sociale.

89 000 forces dîtes de l’ordre, 12 blindés militaires dans les rues de Paris -inédit-, des brigades avec chiens muselés pour dissuader les « réfractaires » à la politique libérale et même une brigade de police montée avec visières pour les canassons !

Le message est clair : l’ordre avant tout.

Leur ordre, policier, répressif, menaçant.

Cette fois-ci, contrairement à samedi 1er décembre, les médias dominants ont pris soin de pas montrer les tireurs dits d’élite en haut des immeubles de l’avenue des Champs-Elysées. Peut-être étaient-ils postés plus près de de l’Elysée, sait-on jamais ?

Résultats : 1 385 arrestations sur tout le territoire pour 125 000 gilets jaunes. Soit une personne interpellée sur 100.

A Paris, 920 arrestations -parfois dès les sorties de péages autoroutiers- pour 8 000 manifestants (chiffres de la préfecture de Paris). Soit en moyenne plus de 11 manifestants sur 100 arrêtés !!!
Vous avez-dit Turquie autoritaire ? Vous avez-dit Chine dictatoriale ? Vous avez dit Corée du Nord totalitaire ?

N’exagérez pas et rappelez-vous que cette démonstration de force était destinée à « assurer l’ordre » et à « protéger les manifestants ».

Oui, mais alors quid des 200 blessés du côté des Gilets Jaunes dans le pays ? dont 126 rien qu’à Paris ?

On vous a dit, jusqu’à nausée, sur les chaînes dîtes d’ « information continue » qu’il fallait « stopper la violence et les casseurs », non ?

Et puis, les médias dominants ne voient qu’ « Un rappel à l’ordre » comme le titre en Une le quotidien Aujourd’hui en France, 9 décembre 2018.

Pour Sud Education Bourgogne, il est urgent de se réunir, d’agir, de soutenir les lycéen.nes.

Face à la répression, face au mépris et à la morgue de la classe dominante, la multiplication des blocages et la généralisation de la grève sont les moyens pour les salariés de mettre un coup d’arrêt efficace et salutaire à leur politique libérale et leur sale répression.

Ci-joint le tract de Sud Education Bourgogne du 06 décembre.
Ci-joint également le communiqué de presse intersyndical 2nd degré de Saône et Loire


Documents joints

tract 6 décembre
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