Les maigres annonces arrachées au gouvernement...

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mercredi 24 août 2022
par  Sud Educ Bourgogne

Les maigres annonces arrachées au gouvernement (augmentation du point d’indice de 3,5%) pendant l’été sont insuffisantes au regard de l’inflation (7 à 8% en fin d’année 2022) et au regard des superprofits réalisés par les entreprises du CAC 40 ( 174 milliards d’euros de bénéfices en 2021). Ce sont les agent·es publics et les salarié·es qui subissent les effets de l’inflation, de la mise à sac des services publics et des effets du dérèglement climatique pendant que les grands patrons s’enrichissent et de détruisent la planète. SUD éducation appelle avec les autres syndicats SUD-Solidaires de l’Union syndicales Solidaires à une grève interprofessionnelle le 29 septembre 2022 pour faire entendre nos revendications salariales.

L’inflation grimpe plus vite que nos salaires

Le gouvernement a annoncé une augmentation du point d’indice de 3,5% à partir de juillet 2022. Cette augmentation ne permet pas de rattraper les conséquences du gel du point d’indice depuis 2010, ni une inflation de 7 à 8%. Avec une si maigre augmentation, une part importante des personnels de l’Éducation nationale auront des difficultés à se nourrir, à se loger, à se déplacer et à se chauffer.

3,5% d’augmentation du point d’indice, ça fait combien sur ma paie ?

Pour un·e enseignant·e :

avec 5 ans d’ancienneté : + 57 euros nets
avec 15 ans d’ancienneté : + 67 euros nets
avec 28 ans d’ancienneté : + 82 euros nets

Pour un·e AESH :
avec 2 ans d’ancienneté : + 49 euros nets
avec 7 ans d’ancienneté : + 54 euros nets

Pour un·e Adjaenes :
avec 8 ans d’ancienneté : + 47 euros nets
avec 20 ans d’ancienneté : + 50 euros nets.

L’augmentation du point d’indice augmente davantage pour les plus gros salaires (ceux des inspecteurs et inspectrices et des chef·fes) !

Pour les salaires, SUD éducation revendique :

• le dégel du point d’indice et le rattrapage de la perte de rémunération depuis le gel du point d’indice en 2010, ce qui constituerait bien sûr une avancée, même s’il contribuerait à creuser les écarts de rémunération
• une augmentation immédiate de 400 euros des salaires et un SMIC à 2200 euros bruts.
• une refonte des grilles indiciaires des agent·es, pour garantir que plus les salaires sont faibles, plus ils seront augmentés
• la garantie que les précaires bénéficient de la même grille pour leurs salaires, tenant compte de toute leur ancienneté professionnelle
• le respect du statut des personnels et de leurs obligations de service.



Documents joints

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